J'écris le silence, je chante des chansons tranquilles. Chaque mot est le tien. Je déteste mon pays, je déteste ta langue. Le pays et la langue qui nous a réunis m'ont conduite dans les bras de la Loire. Sauvage et orageuse, chaude et vivante. Triste. Lourde. Les étrangers, jamais des étrangers. Amis, toujours amis. Par accident, par hasard. Un nid construit. Tous sont silencieux autour de moi.

Et moi?

Je suis enfin libre.

"Le village cruel"

Two piece, crochet, cotton (Côte d'Ivoire), 2017

Photo: Lisa Altekrüger